16 avril 2026
L’Andalousie respire autrement. Elle laisse glisser le vent entre les pierres anciennes, traîne le parfum du jasmin dans les ruelles, et laisse les ombres se courber sous le soleil couchant. Les créatures qui s’y cachent n’ont pas de noms simples. Elles flottent au bord de la vue, glissent dans les frémissements des arbres et dans le reflet de l’eau. Parfois, on croit qu’elles ont disparu. Mais elles attendent, patientes, dans ce pli invisible qui sépare ce que l’on connaît de ce que l’on devine.
Chaque année, lorsque les températures deviennent plus douces et que les soirées s’étirent, Málaga se prépare à vivre l’une de ses nuits les plus vibrantes. “La Noche en Blanco” revient pour transformer la ville en un immense espace de création et de partage, où la culture sort des murs pour aller à la rencontre de tous et émerveiller petits et grands. L’édition 2026 se tiendra le samedi 16 mai, à la veille de la journée de réflexion précédant les élections municipales, un moment particulier où la ville choisit de faire place à la culture, à la rencontre et à la créativité.
15 avril 2026
Au cœur des collines andalouses, entre lumière dorée et parfums de pins, une adresse mythique renaît avec élégance La Zambra Resort. Anciennement connu sous le nom de Byblos Hotel, ce lieu iconique réinvente aujourd’hui son art de vivre en célébrant plus que jamais l’essence du Sud, une alchimie subtile entre tradition, excellence et modernité.
15 avril 2026
Tradition, lumière et renouveau au cœur de l’Andalousie sont les points forts de cette belle édition attendue comme le messie. Chaque printemps, la capitale andalouse subit une réelle transformation et devient un véritable théâtre à ciel ouvert où élégance, musique et convivialité se rencontrent. La Feria d’Avril de Séville incarne à elle seule l’âme andalouse. L’édition 2026 s’annonce particulièrement vibrante, entre respect des traditions et nouvelles expériences pensées pour un public toujours plus nombreux. Cette fête emblématique de l’art de vivre andalou est née au XIXe siècle comme foire agricole et s’est peu à peu métamorphosée en un événement festif majeur. Pendant une semaine, le quartier du Real de la Feria devient une ville éphémère faite de milliers de lumières, de ruelles de sable et de casetas décorées avec soin. On y danse les sevillanas jusque tard dans la nuit ou tôt le matin, on s’y retrouve entre amis ou en famille,…
14 avril 2026
Cette belle province de Grenade n’a jamais eu besoin de décorateurs, cher lecteur. Elle est à elle seule le décor. À elle seule, elle raconte déjà une histoire, ou plutôt des centaines, entre les ombres de ses palais, la sécheresse de ses plateaux et la lumière crue qui découpe les reliefs de la province. C’est précisément cette richesse, presque indécente pour un cinéaste, qui se trouve aujourd’hui mise en lumière avec la parution du livre « Granada es de cine », un ouvrage qui rappelle combien cette terre andalouse a nourri l’imaginaire du grand écran.
08 avril 2026
Il y a des œuvres qui semblent appartenir autant à un territoire qu’à l’histoire universelle, et Guernica de l’artiste Pablo Ruiz Picasso en est sans doute l’exemple le plus frappant. Depuis quelques semaines, l’Espagne voit ressurgir un débat aussi sensible que symbolique, porté par le Musee Guggenheim de Bilbao qui souhaiterait accueillir temporairement la toile. L’idée, en apparence culturelle, touche en réalité à des lignes profondes où se mêlent mémoire, identité et politique, ce qui explique l’écho immédiat qu’elle rencontre bien au-delà des frontières du pays.
Dans un monde où la gastronomie se vit autant comme un plaisir que comme un vecteur de transmission, certaines initiatives prennent une dimension bien plus profonde. Chefs For Children en fait partie. Bien plus qu’un événement culinaire, c’est une rencontre entre des chefs d’exception et des enfants qui, le temps d’une journée, découvrent que bien manger peut aussi rimer avec joie, partage et inclusion.
Au restaurant Cascada de Marbella, le duo a déjà conquis les palais les plus exigeants. Mais avec leur projet Aru by Lagarde, les frères Jacques Lagarde et Mathieu Lagarde franchissent une nouvelle étape, plus intime, plus libre, presque confidentielle. Celle d’une cuisine qui ne se contente plus d’être dégustée mais qui vient directement à vous.
06 avril 2026
L’Andalousie s’apprête à vivre un de ces basculements météorologiques dont elle a le secret car la douceur presque estivale va céder brusquement la place à une atmosphère plus instable et chargée. En ce début de semaine, après 8 jours magnifiques pendant la Semaine Sainte et que la lumière baignait encore les façades blanches, une nouvelle période froide d’intempérie venue de l’Atlantique vient rebattre les cartes et redessiner le paysage climatique du sud de l’Espagne. Peu à peu, le ciel change de texture, les nuages s’épaississent et le vent s’invite dans les ruelles comme sur les côtes. Les premières pluies ne tardent pas à suivre, parfois soutenues, parfois orageuses, apportant avec elles cette énergie brute qui transforme les horizons andalous. Dans l’ouest de la région, les précipitations pourraient se montrer plus marquées, dessinant des scènes mouvantes entre éclaircies fugitives et averses intenses.
Dans la capitale de la Costa del Sol, le Jeudi Saint ne ressemble à aucun autre jour de l’année. Dès les premières heures du matin, la ville vibre d’une attente particulière, presque palpable. Sur le port, entre le Muelle 2 et le célèbre Palmeral de las Sorpresas, habitants et visiteurs se rassemblent, se massent, bien avant l’heure, les regards tournés vers le bleu de la mer. La Semaine Sainte atteint l’un de ses sommets aujourd’hui avec l’arrivée de la Légion espagnole. C’est à 10h00 précisément que le navire militaire apparaît lentement à l’horizon. L’instant est solennel, presque suspendu. Ensuite, tout s’accélère avec les légionnaires qui débarquent, impeccables. La musique militaire résonne alors contre les façades du port. Très vite, la procession se met en marche, quittant les quais pour s’engouffrer dans le cœur historique de la ville. Le cortège traverse d’abord la Place de la Marine pour ensuite remonter les rues animées…
31 mars 2026
Il est des histoires que l’Histoire officielle préfère taire. Des récits qui flottent à la frontière du réel et du possible, comme ces ombres qui glissent au crépuscule des processions andalouses. Il y a notamment cette Semana Santa de 1940 à Séville, la première après la guerre civile, celle où, derrière l’encens et les tambours, tout aurait pu changer, celle d’un destin avorté… Esprit Sud lève le voile sur l’une des anecdotes méconnues sur la Semaine Sainte et cette page de l’histoire où tout aurait pu basculer en pleine ère franquiste. Embarquant dans la machine à remonter le temps et prennons la direction de l’Espagne, qui est alors figée sous la chape du franquisme naissant. Le régime impose son récit, sa liturgie et son ordre. La Semaine Sainte devient alors une véritable vitrine, celle d’un national-catholicisme triomphant, où la foi sert autant à prier qu’à légitimer le pouvoir. Franco, désormais Caudillo, s’inscrit pleinement…
31 mars 2026
À l’écart des grandes exploitations agricoles et de leurs excès, Laura et Raphaël ont fait un choix radicalement différent. A l’abri des regards, le jeune couple développe une approche encore peu connue en Andalousie, l’aquaponie. Derrière ce mot un peu technique se cache pourtant une idée très simple et pleine de bon sens. Faire vivre ensemble des poissons et des cultures potagères dans un même équilibre naturel.
31 mars 2026
Dans la cité millénaire de Antequera, la Semaine Sainte ne se contente pas d’exister dans le calendrier, elle s’inscrit dans les regards, dans les silences, dans cette manière si particulière qu’a la ville de ralentir lorsque le printemps s’installe. Ici, au cœur de l’Andalousie, les pierres anciennes et les façades blanchies semblent porter en elles la mémoire de siècles de ferveur, comme si chaque rue connaissait déjà le passage des processions avant même qu’elles ne commencent.
30 mars 2026
Sous la lumière encore douce du printemps andalou, les rues se font murmure, encens et recueillement. La Semaine Sainte déploie alors son théâtre sacré, entre ferveur populaire et esthétique millimétrée. Au-delà des pasos richement ornés et des pénitents « capirotés », un autre visage, plus discret, traverse les processions avec une grâce silencieuse, celui des « señoras en mantilla ».
Sur la Costa del Sol, il y a des moments où tout semble s’accorder sans que l’on y prête vraiment attention. Les lumières changent, les journées s’étirent, les rues se remplissent, et puis soudain, sans prévenir ou presque, le temps lui-même décide d’avancer d’un pas.
25 mars 2026
À quelques jours de la Semaine Sainte, Málaga s’apprête à vivre l’un de ses moments les plus emblématiques, mêlant ferveur religieuse et héritage historique. Parmi les rituels qui marquent cette période, celui de la libération d’un prisonnier demeure sans doute le plus singulier. Cette année, la tradition se poursuit avec la désignation officielle du détenu gracié. Le Consejo de Ministros vient de valider ce mardi 25 mars « l’indulto » accordé à José Rodríguez, condamné en 2024 pour des faits de blessures et de menaces. La décision a été rendue publique par décret, confirmant une pratique solidement ancrée dans la vie malaguène.
Il existe une recette pour pouvoir passer du très sérieux à la franche rigolade, elle est très simple, c’est simplement participer à nos rencontres mensuelles Esprit Livre. Ce jeudi 19 mars en fut un nouvel exemple. Ce fut de nouveau une belle rencontre littéraire dynamisée par un « je ne sais quoi »… Les fervents et enthousiastes membres du groupe Esprit Livre se sont retrouvés, avec un plaisir plus que certain, dans les salons de Miraflores Golf, où nous attendait le plat du jour, à savoir le roman d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre, « Je voulais vivre ! », puis une « planche » sur le sexisme. Dès 11h30, nous abordions les sujets divers, mais néanmoins indispensables au bon fonctionnement du groupe, puis nous enchaînions rapidement sur le roman du jour. Pour les nostalgiques d’Alexandre Dumas et de ses mousquetaires, ce livre propose une réécriture du personnage central de cette histoire-fiction qu’est Milady de Winter, figure célèbre du roman, et ce…
À Málaga, la Semana Santa ne commence jamais vraiment le dimanche des Rameaux. Elle s’annonce bien avant, presque en secret, dans un frémissement progressif de la ville. Elle se glisse dans les conversations, s’installe dans les regards, s’invite dans les rues. Parmi ces signes avant-coureurs, les célèbres « traslados » occupent une place singulière, comme un prélude discret mais profondément vivant.
Certaines formes d'expression voyagent sans effort à travers les siècles, les frontières et les langues, la poésie en fait partie. Chaque année, le 21 mars, le monde célèbre la Journée Mondiale de la Poésie. L'initiative a été lancée en 1999 par l'UNESCO à Paris, une ville qui a toujours compris que le langage, à son expression la plus pure, devient art. La littérature française a longtemps considéré la poésie comme la plus haute forme de l'écriture, des troubadours médiévaux à Victor Hugo, de Charles Baudelaire à Arthur Rimbaud.
Ah, la Semaine Sainte andalouse ! Chaque année, elle transforme les rues en un théâtre où la ferveur religieuse flirte avec la poésie du spectacle vivant. Mais si vous pensiez que toutes les processions se ressemblent, détrompez-vous, cher lecteur. L’Andalousie dispose de ses clans, de ses subtilités et de ses secrets bien gardés. Et rien ne les cristallise mieux que la confrontation, presque amicale, entre Séville et Málaga.
Au cœur du Soho malaguène, Madame Suzanne ouvre ses portes à tous les amateurs de saveurs métissées. Ce petit coin lumineux et cosmopolite est le théâtre d’une rencontre singulière entre la tradition culinaire andalouse et le raffinement de la cuisine française avec pour résultat, une expérience savoureuse qui se prolonge par une offre de coquetels créatifs à faire tourner les têtes. Esprit Sud Magazine est allé tester cet excellente adresse et vous en dit plus…
18 mars 2026
Il y a, dans la lumière de mars à Málaga, quelque chose d’éternel. Une promesse douce, presque insolente, de processions riches en émotions et parfumées d’encens, de terrasses pleines et de nuits vibrantes au rythme andalou. Pourtant, cette année, un silence inattendu s’invite dans la partition, celui du trafic ferroviaire interrompu. Au cœur de notre sud flamboyant, une fracture invisible traverse la saison. La ligne à grande vitesse reliant Madrid à Málaga, artère essentielle du tourisme national, s’est arrêtée net, victime des caprices de l’hiver et d’un accident tragique. Avec elle, c’est tout un écosystème qui vacille, comme suspendu entre deux saisons, entre attente et incertitude.
17 mars 2026
Sous le soleil déjà doux de mars, l’Andalousie glisse lentement vers le printemps. Les terrasses se remplissent, les voix s’élèvent, les journées s’étirent. Presque discrètement pourtant, une autre couleur apparaît dans le paysage, c’est le vert. Un vert inattendu, venu d’ailleurs, qui s’accroche aux vitrines, se glisse dans les verres et illumine les regards. La Saint-Patrick est là, comme une invitée du nord, adoptée le temps d’un instant.
14 mars 2026
Après cinq longues années à surveiller chaque goutte d’eau, Málaga et la Costa del Sol peuvent enfin respirer. Les autorités andalouses viennent d’annoncer la fin officielle des restrictions d’eau dans toute la province. Cette nouvelle a le goût d’une délivrance pour les habitants comme pour les nombreux francophones installés dans la région. Il faut dire qu’ici la sécheresse n’est pas un concept abstrait, elle fait partie du quotidien.

