Costa del Sol, un silence des rails avec des jours sans train
Il est tôt ce matin à María Zambrano, la grande gare de Malaga qui, d’ordinaire, voit passer des voyageurs pressés et se multiplier des baisers de départ et de retrouvailles. Ce début de semaine, pourtant, du lundi 9 au mercredi 11 février 2026, tout est différent. La gare, cœur de la mobilité andalouse, bat au rythme d’un vide inhabituel, les trains ne partent pas et les quais sont déserts. En effet, un mouvement social d’ampleur secoue le rail espagnol avec les syndicats des cheminots (CCOO, UGT, SEMAF, CGT, SCF, SF, Alferro) ayant appelé à une grève nationale de 72 heures pour réclamer des transformations profondes dans le système ferroviaire espagnol et ce, au plus vite. Leur cri est unanime, il faut plus de sécurité, un renforcement de la maintenance et multiplier les vagues de recrutements. Les acteurs du terrain espère aussi la fin de l’externalisation des services indispensables, en lien direct avec les accidents tragiques qui ont frappé le rail



