Quand la Semaine Sainte faillit changer l'Histoire
Il est des histoires que l’Histoire officielle préfère taire. Des récits qui flottent à la frontière du réel et du possible, comme ces ombres qui glissent au crépuscule des processions andalouses. Il y a notamment cette Semana Santa de 1940 à Séville, la première après la guerre civile, celle où, derrière l’encens et les tambours, tout aurait pu changer, celle d’un destin avorté… Esprit Sud lève le voile sur l’une des anecdotes méconnues sur la Semaine Sainte et cette page de l’histoire où tout aurait pu basculer en pleine ère franquiste. Embarquant dans la machine à remonter le temps et prennons la direction de l’Espagne, qui est alors figée sous la chape du franquisme naissant. Le régime impose son récit, sa liturgie et son ordre. La Semaine Sainte devient alors une véritable vitrine, celle d’un national-catholicisme triomphant, où la foi sert autant à prier qu’à légitimer le pouvoir. Franco, désormais Caudillo, s’inscrit pleinement…



