Après les pluies intenses, attention au retour des moustiques! Mais des solutions existent!

Rédigé le 20/02/2026
Frederic André


Les pluies abondantes qui ont généreusement arrosé le sud de l’Espagne ces dernières semaines ont fait le bonheur des nappes phréatiques, des jardins et des paysages andalous. Mais à peine les éclaircies revenues et les premières douceurs installées (avec des pointes flirtant déjà avec les 25 degrés ces derniers jours), un autre phénomène se dessine avec la prolifération précoce des moustiques. Les nuées d’insectes ont déjà fait leur réapparition alors même que l’hiver n’a pas officiellement tiré sa révérence. Le mécanisme est plutôt simple, voyez plutôt. Les moustiques ont besoin d’eau pour se développer durant leur phase larvaire. Or, les fortes précipitations ont multiplié les points d’eau dans les fossés, les terrains vagues, recoins urbains, pots de fleurs, gouttières, seaux oubliés… À cela s’ajoutent des températures anormalement douces pour la saison, qui accélèrent le cycle biologique de ces insectes. Les spécialistes observent une corrélation directe entre hiver pluvieux et une explosion printanière des populations. La grande vague est attendue entre mars et avril. Notons toutefois que les insectes aperçus actuellement sont des tipules et des chironomes, souvent confondus avec les moustiques piqueurs, mais ils sont parfaitement inoffensifs. Ce détail rassure mais restez prudent. Le moustique tigre est discret mais s’avère redoutable. La véritable vigilance concerne cet Aèdes Albopictus, plus connu sous le nom de moustique tigre. Espèce urbaine, parfaitement adaptée à notre environnement domestique, il se reproduit dans de très petits volumes d’eau. Cinq à sept jours d’eau stagnante suffisent, selon la température, pour qu’il boucle son cycle. Coupelles sous les plantes, arrosoirs, jouets d’enfants, bâches mal tendues, pneus abandonnés, baignoires ou cuves sur des terrains inoccupés, ce sont de véritables nurseries improvisées. Contrairement aux moustiques liés aux marais ou aux rivières, le moustique tigre s’installe au cœur de nos terrasses et jardins. Au-delà de la nuisance, l’enjeu est sanitaire, cette espèce nuisante peut transmettre certaines maladies virales. Le risque reste maîtrisé grâce à la surveillance, mais il impose rigueur et prévention. Face à cette situation, le premier geste est simple et redoutablement efficace, éliminer toute eau stagnante au moins une fois par semaine. Pas d’eau pendant cinq jours consécutifs et le cycle est interrompu. Dans les zones urbaines, une attention particulière doit être portée aux propriétés abandonnées et aux terrains clos, parfois difficiles d’accès pour les autorités. Ces espaces peuvent devenir des foyers invisibles mais actifs. Les services municipaux de la ville de Málaga maintiennent leurs protocoles de surveillance avec des pièges de contrôle et des interventions ciblées si nécessaire, notamment dans des zones spécifiques comme l’embouchure du Guadalhorce. La surveillance sanitaire régionale reste active tout au long de l’année. Vous l’avez compris cher lecteur, la meilleure prévention reste collective. Le sud nous offre la lumière après la pluie, les terrasses animées, les jardins qui renaissent mais cette douceur retrouvée exige quelques gestes responsables. Vider, nettoyer, surveiller sont des réflexes simples pour que le printemps reste synonyme de plaisir et non rythmé par les piqûres. Car vivre dans le sud, c’est aussi apprendre à cohabiter avec son climat et en profiter un maximum mais en toute lucidité.