Aurélie Lavognes, vos romans sont en contraste avec l’époque que l’on vit, extrêmement anxiogène, avec optimisme et espérance à la clé. C’est impératif pour vous ?
Oui, optimisme et espérance sont des choses extrêmement importantes pour moi. Nous vivons dans une époque où tout semble aller très vite, où l’actualité est souvent anxiogène et où l’on peut facilement avoir l’impression que le monde est devenu un endroit très dur. Dans ce contexte, je crois que la lecture a un rôle particulier à jouer. Lire est déjà un acte presque militant aujourd’hui. Cela demande de ralentir, de prendre du temps, de se concentrer, d’entrer dans une histoire, de s’ouvrir à des émotions. C’est quelque chose qui devient de plus en plus rare dans un monde où tout est immédiat, fragmenté, rapide.
Quand quelqu’un ouvre un livre, il accepte de consacrer plusieurs heures de sa vie à cette lecture. Pour moi, c’est une responsabilité très forte. Je me dis toujours qu’un livre n’est pas un objet anodin. Des arbres ont été coupés pour fabriquer ce livre. Quelqu’un va y consacrer deux ou trois heures de sa vie, parfois plus. Donc je me demande toujours ce que cette personne va emporter avec elle une fois le livre refermé. Je ne veux pas qu’un lecteur referme un de mes romans en se sentant encore plus mal qu’avant. Le monde réel apporte déjà suffisamment d’inquiétudes et de difficultés. Mon travail n’est pas de nier ces difficultés, mais plutôt de montrer qu’il existe aussi de la lumière, des liens humains, des moments de beauté, des raisons d’espérer. L’optimisme n’est pas naïf pour moi. C’est une forme réelle de résistance.
J’ai interviewé Philippe Katerine il y a quelques jours et lors de cette rencontre, j’ai tellement pensé à votre roman « L’émerveillement », le côté ajout du bonheur, se concentrer sur des choses simples et tellement essentielles comme le concept de « Mignonisme » et de « Monsieur Rose » de Katerine.
Je comprends très bien ce rapprochement, parce que je pense que certaines démarches artistiques ont en commun cette volonté de réapprendre à regarder le monde autrement. Nous avons parfois tendance à croire que ce qui est simple n’est pas profond, alors que c’est souvent l’inverse. Les choses les plus essentielles sont souvent les plus simples, un moment partagé avec quelqu’un que l’on aime, une promenade dans la nature, la lumière du soleil à un moment précis de la journée, un animal que l’on observe... Dans notre quotidien, nous sommes constamment sollicités. Les écrans, les notifications, les informations, les obligations professionnelles et tout cela finit par créer une sorte de bruit permanent qui nous empêche de voir ces choses-là. Ce que j’ai eu envie de raconter avec « L’émerveillement », c’est justement cette capacité à retrouver un regard plus attentif, s’arrêter sur les détails, écouter les sons de la nature, observer les insectes, regarder les paysages qui nous entourent... L’émerveillement n’est pas quelque chose de spectaculaire, au contraire, il est souvent très discret. Mais il peut transformer profondément la manière dont on perçoit le monde avec à la clé, une transformation de soi.
Vos romans ont ce côté thérapeutique, vos lecteurs vous témoignent continuellement le pouvoir évident de vos livres…
C’est en effet quelque chose que les lecteurs me disent très souvent et c’est toujours très émouvant pour moi. Beaucoup de personnes m’écrivent pour me raconter qu’elles ont lu mes livres dans des moments difficiles de leur vie. Certaines pendant une maladie, d’autres pendant un deuil, d’autres encore pendant une période de solitude ou de fragilité. Il m’arrive de recevoir des messages de personnes qui me disent qu’elles ont lu un de mes livres pendant un traitement à l’hôpital, ou pendant une période où elles n’avaient plus vraiment envie de lire quoi que ce soit. Quand quelqu’un vous dit qu’un livre lui a apporté un peu de réconfort, c’est quelque chose de très fort. Je dis toujours que je ne suis ni médecin ni urgentiste. Je ne prétends pas sauver des vies. Je suis simplement quelqu’un qui écrit dans son bureau. Mais si un roman peut accompagner quelqu’un pendant quelques heures, lui permettre de respirer, de rire, de pleurer, de se sentir moins seul, alors je me dis que la littérature peut avoir une véritable utilité.
Les livres créent aussi un lien invisible entre les lecteurs et l’auteur. On partage des émotions, des questions, des doutes. Et parfois cela fait simplement du bien de se dire que quelqu’un d’autre a pensé ou ressenti des choses similaires.
Depuis l’éclatant succès de votre premier roman, l’étiquette de reine du Roman Feel Good vous a été collée. Des personnes méprisent et étiquettent de manière négative ce type de littérature ? Qu’avez-vous à leur répondre ?
Les étiquettes existent dans tous les domaines et elles sont souvent très réductrices. Le terme « feel good » est apparu pour désigner des livres qui laissent les lecteurs dans un état d’esprit positif.
Mais quand j’écris, je ne pense absolument pas à cela. Je n’écris pas un roman en me disant que je dois respecter les codes d’un genre. J’écris des histoires humaines, des parcours de vie, des histoires de relations, de fragilités, de blessures, de reconstruction… La vie n’est jamais totalement sombre ni totalement lumineuse. Elle est faite d’un mélange de choses très dures et de moments de grâce. C’est ce mélange qui m’intéresse. La littérature touche beaucoup de lecteurs, c’est l’essentiel. Ce qui m’importe vraiment, ce sont les lecteurs et la manière dont ils s’approprient mes histoires. Si un roman parvient à toucher des milliers de personnes, à créer des émotions, à susciter des discussions, à provoquer des réflexions, alors je pense que c’est déjà une très belle réussite.
Après douze années d’écriture, est-ce toujours aussi insignifiant l’approbation du monde littéraire ?
La reconnaissance qui m’a toujours le plus touchée reste celle des lecteurs. Ce sont eux qui ont fait exister mes livres dès le début. Quand j’ai publié mon premier roman, je n’avais aucune visibilité. Je ne connaissais personne dans le monde de l’édition et j’ignorais comment cela fonctionnait dans ce milieu que j’ai appris à connaître. Ce sont les lecteurs qui ont commencé à parler du livre autour d’eux, à le recommander, à le partager. Le bouche-à-oreille a été déterminant.
Bien sûr, quand on entre dans le monde littéraire, on découvre aussi les critiques, les attentes, les jugements, les débats. Mais avec le temps, on comprend que l’essentiel reste la relation avec les lecteurs. Quand quelqu’un vient vous voir lors d’une rencontre ou d’une dédicace et vous raconte ce que votre livre lui a apporté, c’est quelque chose de très fort. Cela donne beaucoup de sens au travail d’écriture.
Une question que se pose beaucoup d’écrivain en herbe est la suivante. Comment en faire son métier et rencontrer un minimum de succès ? Vous avez fait le choix d’une auto-édition via Amazon et puis tout s’est enchaîné. Comment expliquez-vous que ce premier ouvrage, « Mémé dans les orties » a finalement rencontré un tel succès ?
Il y a toujours une part de mystère dans le succès d’un livre. On peut écrire un très bon roman et passer complètement inaperçu. Il n’existe pas de formule magique. Quand j’ai publié « Mémé dans les orties » en autoédition, je ne savais absolument pas ce qui allait se passer. Je voulais simplement raconter cette histoire. Ensuite, les lecteurs ont commencé à en parler autour d’eux. Le bouche-à-oreille a joué un rôle énorme. Les gens recommandaient le livre à leurs amis, à leur famille. C’est ce bouche-à-oreille qui a permis au roman de trouver son public et d’attirer l’attention des éditeurs. Mais ce qui a été très important pour moi aussi, c’est la discipline. J’ai compris très vite que si je voulais faire de l’écriture mon métier, il fallait travailler avec régularité. Aujourd’hui encore, j’écris un roman par an. C’est une routine que je me suis imposée. Parce que je sais que le doute peut arriver très vite si on attend trop longtemps. Plus on attend, plus on doute, et plus on se demande si on sera encore capable d’écrire.
Que dites-vous à ceux qui comme moi vous confient, “je ne m’étais pas permis ce type de livre, j’y suis allé un peu par hasard et finalement, j’en ressors séduit” ?
On me dit parfois cela et je trouve toujours cela très sincère et très touchant. Certaines personnes ont une idée préconçue de mes livres sans les avoir lus. Quand quelqu’un franchit ce pas et découvre finalement ce quelque chose qui le touche, c’est une belle surprise. Et pour moi, c’est toujours un moment très particulier parce que cela signifie que le livre a réussi à dépasser ces préjugés. Ce qui me touche le plus, c’est quand les lecteurs me disent qu’ils ont traversé plusieurs émotions pendant la lecture. Ils ont ri, ils ont été émus, ils ont parfois pleuré... Un roman doit être une expérience émotionnelle. Si un lecteur referme le livre en ayant ressenti quelque chose de fort, alors j’ai le sentiment d’avoir réussi.
Aujourd’hui vous sortez un nouvel opus, « L’émerveillement ». Le titre est magnifique, le mot est magique…
Je pense que nous avons un peu perdu cette capacité à nous émerveiller. Nous sommes constamment happés par les écrans, par les informations, par les obligations du quotidien. Préserver l’émerveillement, c’est refuser de se laisser complètement absorber par tout cela. C’est continuer à regarder le monde avec curiosité et sensibilité. C’est aussi une manière de résister à une époque qui peut parfois nous rendre cyniques ou simplement fatigués. L’émerveillement est une façon de rester vivant et de garder un lien profond avec le monde qui nous entoure.
Il y a aussi cette amorce de bande son du roman, vous évoquez « Wondering Stars » de Portishead qui colle tellement bien à un passage du roman. Je regrettais presque que par la suite il n’y avait pas de référence à d’autres titres comme la B.O. d’un film, pour un roman cette fois.
La musique a toujours occupé une place très importante dans ma vie personnelle et, d’une certaine manière, dans mon processus d’écriture. Quand j’écris, je suis souvent très attentive à l’atmosphère d’une scène. Je pense en images, bien sûr, mais aussi beaucoup en sensations, des lumières, des textures, des silences, et parfois des sons. La musique fait partie intégrante de cet univers sensoriel. Lorsque j’ai évoqué ce morceau de Portishead, c’était parce qu’il correspondait exactement à l’émotion que je voulais transmettre à ce moment précis du roman. Certaines chansons ont cette capacité très particulière à créer une atmosphère presque cinématographique. Elles peuvent accompagner un moment de solitude, une émotion fragile, un instant suspendu. Mais en même temps, je ne voulais pas que le roman devienne une sorte de bande-son permanente. J’aime l’idée que chaque lecteur puisse projeter sa propre musique intérieure dans l’histoire. La lecture est une expérience très intime et très personnelle. Si je multipliais les références musicales, je risquerais d’imposer une ambiance trop précise. Or je préfère que chacun puisse imaginer sa propre BO.
Quel est votre rapport avec l’eau. Je me suis dit au début du roman de manière évidente, elle doit être passionnée de plongée…
C’est amusant parce que beaucoup de lecteurs me posent cette question et pensent que je suis une plongeuse passionnée. En réalité, ce n’est pas le cas. J’aime la mer, bien sûr, mais je ne suis pas quelqu’un qui passe sa vie sous l’eau. Ce qui m’intéressait dans la plongée, c’était surtout sa dimension symbolique. La plongée est une expérience très particulière car on descend dans un univers silencieux, on ralentit, on respire différemment. On est obligé de faire attention à chaque geste. C’est un moment où l’on se coupe du monde extérieur. Ce silence et cette immersion permettent une forme d’introspection. Quand on est sous l’eau, on est face à soi-même. On ne peut pas tricher. On ne peut pas se distraire avec un téléphone ou avec le bruit du monde. Dans le roman, la plongée est donc davantage une métaphore qu’une pratique sportive. Elle symbolise ce moment où l’on descend au fond de soi pour comprendre certaines choses.
J’aime aussi cette phrase extraite de votre roman, « Je me relie à l’humanité sous l’eau. Plus on s’en éloigne et plus on s’en approche et plus on la comprend » …
Cette phrase correspond très bien à ce que je ressens aussi par rapport à l’écriture. Quand j’écris, j’ai souvent l’impression de plonger en moi. C’est un mouvement intérieur. On descend dans ses souvenirs, dans ses émotions, dans des zones parfois un peu floues ou inconfortables. Et paradoxalement, c’est en allant très profondément en soi que l’on touche quelque chose de très universel. On se rend compte que certaines émotions sont partagées par beaucoup de personnes comme les doutes, les regrets, les espoirs, les blessures, les élans d’amour. La littérature fonctionne souvent comme cela. On part d’une expérience intime et on découvre que cette expérience parle finalement à beaucoup de gens.
« L’Émerveillement » place l’enfant au cœur de ce roman. C’est le regard que porte Ambre sur ce qui l’entoure qui est la clé de tout, c’est elle et d’une certaine manière sa naïveté qui replace les priorités. Vous synthétisez par cette phrase, « Les adultes sont si bêtes car ils ne regardent pas avec le cœur » ….
Les enfants ont une manière très particulière de regarder le monde. Ils sont capables de s’émerveiller devant des choses que les adultes ne remarquent plus. Un enfant peut passer plusieurs minutes à observer une fourmi, une feuille, un insecte. Pour un adulte, ce sont des détails insignifiants. Mais pour un enfant, ce sont des découvertes. Avec le temps, nous perdons un peu cette capacité. Nous sommes trop occupés, trop pressés, trop préoccupés par des choses qui nous semblent importantes. Ambre représente justement ce regard pur, direct, sans filtre. Elle ne cherche pas à analyser le monde de manière intellectuelle. Elle le ressent pleinement.
Jules et Gaspard, vos enfants, ont été des sources d’inspiration pour le personnage d’Ambre ?
Mes enfants m’inspirent évidemment beaucoup, comme tous les enfants inspirent leurs parents. Ils ont une manière très spontanée de regarder le monde. Quand on vit avec des enfants, on redécouvre beaucoup de choses. Des choses que l’on ne voyait plus ou que l’on ne prenait plus le temps d’observer. Mais Ambre n’est pas un portrait direct de mes enfants. C’est plutôt une synthèse de ce regard enfantin que j’observe autour de moi, même si Gaspard aime me bombarder de questions comme le fait Ambre.
En fin de roman, arrive la plus belle phrase du livre qui est aussi la plus bouleversante, « Il faut qu’on réussisse notre vie ».
Cette phrase est souvent interprétée comme une injonction à la réussite sociale, mais ce n’est pas du tout ce que je voulais dire. Pour moi, réussir sa vie ne signifie pas cocher des cases, avoir un certain salaire, une carrière prestigieuse, une maison, des enfants… La vie ne fonctionne pas comme une checklist. Beaucoup de choses ne dépendent pas de nous. Réussir sa vie, c’est plutôt réussir à être heureux, à trouver un équilibre, à vivre en accord avec soi-même. C’est une définition beaucoup plus intime et beaucoup plus libre de la réussite.
Avez-vous, Aurélie Valognes, des rituels d’écriture ?
Je parlerais plutôt d’habitudes que de rituels. Par exemple, j’écris toujours sur le même ordinateur depuis plus de douze ans. C’est un ordinateur qui n’a même pas internet. Cela peut paraître un peu étrange, mais c’est volontaire. Cela m’empêche d’être distraite par les réseaux sociaux ou par les mails. Quand je suis devant cet ordinateur, je ne peux faire qu’une seule chose, écrire. Chaque année, j’ai aussi une sorte de cycle. Au mois d’août, je m’enferme pendant plusieurs semaines pour écrire le premier jet du roman. Ensuite je retravaille le texte pendant plusieurs mois, puis je l’envoie à mon éditrice. Cette routine me rassure énormément.
Vous me parlez de l’association « Silence on lit ! ». En 2026, il est tellement urgent d’amener les livres dans les mains des enfants trop habitués aujourd’hui à scroller et aux écrans…
La lecture a complètement changé ma vie. Rien ne me prédestinait à devenir écrivaine. Mes parents n’ont pas fait de longues études. Mais ma mère m’emmenait à la médiathèque toutes les semaines. Je repartais avec des piles de livres que je dévorais. Les livres ont ouvert des fenêtres dans ma vie. Ils m’ont donné des rêves et une curiosité immense pour le monde. C’est pour cela que la lecture des enfants me tient particulièrement à cœur. Aujourd’hui, je suis la marraine de cette association et je me rends régulièrement dans des établissements pour rappeler aux jeunes l’importance de la lecture, de se rendre dans des bibliothèques, des médiathèques…
Cela m’évoque cette superbe phrase de « L’émerveillement », « On fait de tout avec les arbres même des livres. Les bibliothèques sont encore des forêts ».
Cette phrase me tient beaucoup à cœur parce qu’elle rappelle que les livres sont des objets vivants. Derrière un livre, il y a des arbres, de la nature, mais aussi des idées, des histoires, des émotions. Une bibliothèque est en quelque sorte une forêt d’histoires. Chaque livre est un arbre qui porte un monde.
Que ferez-vous ce dimanche, 8 mars, journée internationale des droits des femmes?
Je pense que cette journée est importante pour rappeler que l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas encore une réalité partout. Mais je crois aussi que les combats peuvent se mener avec douceur et avec intelligence. Dans mes romans, j’essaie de montrer des femmes fortes, sensibles, libres, sans être dans un discours militant agressif.
Vous avez déjà donné des centaines d’interviews, quelle est la question que l’on ne vous a jamais posé et que vous aimeriez pourtant que l’on vous pose ?
C’est une question très difficile parce que les interviews reviennent souvent sur les mêmes thèmes. Mais j’aime bien quand on me pose des questions inattendues, qui me font réfléchir différemment à mon travail et à l’évolution de mon style d’écriture.
Vous avez vécu plusieurs années en Italie… Connaissez-vous l’Espagne ? L’Andalousie plus précisément.
L’Italie a été une période très importante de ma vie. Ce n’était pas forcément la période la plus simple, mais elle a été déterminante. C’est aussi à ce moment-là que j’ai commencé à écrire sérieusement et que tout a débuté. Ces moments de rupture ou de changement sont souvent des moments qui permettent de redéfinir ses priorités. Quant à l’Espagne et l’Andalousie, je me suis rendue une fois à Séville. En voiture, nous avons sillonné la région. J’aimerais beaucoup en découvrir plus, notamment sa riche culture.
Aujourd’hui c’est la Bretagne qui est devenue votre refuge. Un refuge qui prend même un sens particulier avec physiquement, l’ancienne maison de Jane Birkin. Une cabane coup de cœur et rien n’arrive par hasard.
La Bretagne est devenue un endroit très important pour moi. C’est un lieu où je peux ralentir, me reconnecter à la nature et écrire dans le calme. Cette maison a été un véritable coup de cœur. Parfois, il y a des endroits qui semblent vous attendre. Avant, je m’isolais dans une chambre d’hôtel à Paris, maintenant, j’ai ce refuge pour écrire.
Merci pour le temps que vous m’avez accordé, cela a été un réel plaisir d’avoir pu partager ce moment avec vous.
Merci beaucoup à vous. C’est toujours très touchant de sentir qu’un lecteur ou un journaliste a réellement pris le temps de lire le livre et d’entrer dans l’histoire. C’est probablement la plus belle récompense pour un écrivain.