Un voile ocre va progressivement recouvrir le ciel du sud de l’Espagne cette semaine. Une nouvelle intrusion de poussières en provenance du Sahara est attendue sur Andalousie à partir de mercredi, portée par des vents de sud associés à l’arrivée d’un front atlantique.
Le phénomène, bien connu sous le nom de calima, correspond à la mise en suspension de fines particules désertiques transportées sur des milliers de kilomètres. Lorsque les conditions sont réunies, ces poussières traversent le détroit de Gibraltar et atteignent la péninsule Ibérique, modifiant la couleur du ciel et la qualité de l’air. Les paysages prennent alors des teintes jaunâtres ou orangées, les couchers de soleil deviennent spectaculaires et une fine pellicule sableuse peut se déposer sur les voitures, les terrasses et le mobilier urbain.
Dès mardi, une légère brume était déjà perceptible dans certaines zones. L’intensification est prévue mercredi, notamment dans les provinces occidentales et sur le sud-ouest de la région. Des villes comme Málaga, Séville, Almería ou Córdoba pourraient observer un ciel plus trouble et une visibilité légèrement réduite.
Au-delà de l’aspect visuel, la calima influence aussi les températures. L’arrivée d’un flux d’air chaud en provenance d’Afrique entraîne souvent une hausse des minimales nocturnes. Les nuits deviennent plus douces et l’amplitude thermique se réduit temporairement. Les prévisions évoquent un redoux sensible, surtout en milieu urbain et sur le littoral.
Le risque de précipitations reste pour l’instant limité. En cas d’averses, le mélange entre pluie et poussière peut provoquer ce que l’on appelle communément une pluie de boue, laissant des traces brunâtres sur les surfaces extérieures. Même sans pluie, la présence de particules fines dans l’air peut affecter les personnes sensibles, notamment celles souffrant de problèmes respiratoires. Il est alors conseillé de limiter les efforts physiques intenses en extérieur et d’aérer les logements aux heures les moins chargées en poussières.
L’événement attendu cette semaine ne semble pas atteindre une intensité comparable à celle de 2022, mais il rappelle combien l’Andalousie, ouverte sur l’Afrique, demeure particulièrement exposée à ces intrusions sahariennes spectaculaires.