Le 18 janvier 2026, le grave accident ferroviaire a profondément marqué les mémoires. Un train à grande vitesse reliant Málaga à Madrid a déraillé à proximité d’Adamuz, dans la province de Cordoue. La collision avec une rame circulant en sens inverse a provoqué la mort de dizaines de personnes et fait de nombreux blessés, bouleversant durablement les voyageurs et l’ensemble du pays, voire le monde entier. Cette tragédie a entraîné une interruption immédiate de l’une des principales liaisons ferroviaires du sud de l’Espagne, un axe essentiel pour les déplacements quotidiens, les voyages professionnels et le tourisme entre l’Andalousie et la capitale espagnole.
Immédiatement après l’accident, le trafic à grande vitesse a été totalement suspendu sur ce tronçon stratégique. Les voyageurs entre Málaga et Madrid ont dû s’adapter à des solutions alternatives mises en place par Renfe, combinant bus et trajets rallongés, avec des temps de parcours nettement supérieurs à ceux offerts habituellement par l’AVE. Cette situation exceptionnelle a eu un impact direct sur la mobilité des habitants, mais aussi sur l’activité touristique de la Costa del Sol, fortement dépendante de cette connexion rapide avec le centre du pays.
Après plusieurs jours d’attente liés aux procédures judiciaires et aux enquêtes techniques, les autorités ont autorisé le lancement des travaux de reconstruction sur le tronçon endommagé. Les équipes spécialisées se sont concentrées sur la remise en état complète de l’infrastructure ferroviaire, incluant la voie, les installations électriques et les systèmes de sécurité. L’objectif affiché par le ministère des Transports est une reprise progressive du service, avec un retour à la normale envisagé au début du mois de février, sous réserve des contrôles finaux et des validations nécessaires.
Cette phase de reconstruction se déroule dans un climat de vigilance renforcée. Les enquêtes en cours cherchent à établir précisément les causes de l’accident, tandis que les autorités insistent sur la nécessité de garantir un niveau de sécurité maximal avant toute remise en circulation des trains à grande vitesse. La confiance des usagers constitue un enjeu majeur, tant pour les déplacements quotidiens que pour l’image du réseau ferroviaire espagnol, longtemps considéré comme l’un des plus performants d’Europe.
Pour les voyageurs et les professionnels du tourisme, cette reprise attendue représente bien plus qu’un simple retour à la normale. Elle symbolise la capacité du pays à se relever après un drame, à restaurer des infrastructures clés et à maintenir un lien essentiel entre le sud de l’Espagne et sa capitale. La ligne Málaga Madrid reste un pilier de la mobilité andalouse et un vecteur fondamental de dynamisme économique et touristique, appelé à retrouver toute sa place dans les semaines à venir.