L'Andalousie atlantique

La Costa de la Luz ou Côte de la Lumière offre un autre regard sur cette partie de l’Andalousie qui s’étend des frontières portugaises à la sublime bourgade de Tarifa. Ce sauvage littoral atlantique, moins urbanisé et plus naturel, long de près de 300 kilomètres est le paradis du vent qui ravit les passionnés de planche à voile et de kitesurf depuis le début des années 80.

Contrairement aux autres côtes méditerranéennes de l’Espagne, ce bord de mer est épargné par le tourisme de masse, garde sa tranquillité et les charmes multiples de la culture espagnole. On aime y découvrir les longues et larges plages de sable fin dissimulées derrière de grandes pinèdes. Ces plages urbaines ou plus sauvages, bordées par des oasis ou des espaces naturels préservés, des dunes ou petites criques accessibles uniquement à pied, peuvent avoir mille et un visages.

Dans notre périple, nous déambulerons dans les ruelles de villes millénaires qui nous rappellent le Maroc. Nous découvrirons des sites historiques magnifiques, nous succomberons à une gastronomie généreuse, nous nous intéresserons aux traditions ancestrales de pêche et nous nous initierons au kitesurf dans ce paradis sur terre, baigné de lumière et caressé par les vents.

Cette Costa de la Luz est un éden à découvrir au plus vite, après la lecture de ce carnet de voyage !


 

Cette cité côtière, ville de charme et de traditions, regorge de lieux insolites et d’attraits touristiques. Véritable casbah avec son lacis de ruelles ourlées de petites bicoques aux façades blanchies à la chaux, Tarifa a le regard posé sur les premiers contreforts de l’Afrique. Quand le crépuscule succède au coucher du soleil, les lumières africaines semblent à portée de main. Juste magique. Il est impossible de s’ennuyer à Tarifa, de jour, comme de nuit. En effet, cette destination située dans le sud du sud, possède plus d’un atout pour vous divertir entre loisirs familiaux et découvertes culturelles. Alors que certaines régions d’Andalousie frôlent les 40 degrés Celsius, cette station balnéaire bénéficie d’un climat très agréable, grâce au vent et à la mer. Ville à taille humaine, elle ne compte qu’une vingtaine de milliers d’habitants. Son panel de cafés, bars, petits clubs n’a rien à envier aux autres grandes destinations andalouses.


Les bons plans Esprit Sud

Le restaurant « La Pescaderia », situé Paseo la Alameda, est une halte incontournable pour déguster le fameux tartare de thon rouge et fraises. Une expérience culinaire que vos papilles ne sont pas prêtes d’oublier.

Le centre historique de Tarifa dispose d’un patrimoine culturel et historique très riche, déclaré « Bien d’Intérêt Culturel » pour la présence des nombreuses constructions datant de l’époque musulmane. L’enceinte de la porte de Jerez et ses fortifications datant du XIIIème siècle sont dans un très bel état de conservation et valent le détour. Le château de Guzman (accès sur les enceintes de cette superbe fortification pour 4€ et découverte du fantastique point de vue sur l’Afrique située à seulement 14 km) et la splendide forteresse de Santa Catalina sont des passages obligés. Avec l’église de style gothique de San Mateo, celle de Sainte Marie construite sur les bases d’une mosquée et celle de San Francisco, votre programme de visites culturelles est complet !

En plein cœur historique de Tarifa où les ruelles nous rappellent les souks arabes, on y retrouve aussi une multitude d’auberges et autres locations de charme. ESPRIT SUD recommande par exemple « The 8 Rooms House» (calle Otumba, 10), « Casa Blanco » (calle Ntra. Sra. de la Luz, 2) et « The Riad » (calle Comendador, 10).

Il règne à Tarifa, stratégiquement placée à la rencontre de l’Océan Atlantique et de la Mer Méditerranée, une ambiance si particulière que l’on ne peut être que conquis après l’avoir visitée. Destination décontractée, paradis des surfeurs et des véliplanchistes, exposée aux vents du Poniente et du Levante, elle vous réserve toujours un accueil chaleureux et à la clé, un dépaysement garanti !


Plage de Bolonia

Un écrin composé de dunes et d’une mer azur, qui renferme un trésor, un site archéologique magique !

Cette superbe plage balayée par le vent de l’Atlantique est à découvrir de préférence en fin d’après-midi lorsque la lumière se fait rasante. Bolonia, c’est bien plus qu’une plage de sable fin paradisiaque. Avec son immense dune dorée, bordée par le parc naturel El Estrecho et ses nombreux pins, cet ensemble sauvage, ce réel monument naturel abrite aussi une cité hispano-romaine d’exception, Baelo Claudia. Les vestiges de cette ville construite au 2ème siècle avant J-C sont accessibles gratuitement (pour les ressortissants européens) tous les jours sauf le lundi. Ces édifices datent pour la plupart de la période de règne de l’empereur Claude et formaient une ville de type impériale, en commerce avec l’Afrique. Dotée d’un théâtre, de thermes, d’un vaste forum, de boutiques, d’un marché et d’édifices religieux et administratifs, Baelo Claudia est devenue une zone de pêche et de production de garum, un jus ou une sauce (si l’on traduit ce mot latin). C’est en laissant macérer intestins, têtes et autres

viscères de poisson (surtout le thon rouge) dans le sel que les romains vont créer ce condiment cher et recherché, une espèce de jus de poisson « pourri », utilisé notamment pour lutter contre la putréfaction. On le mêle notamment à de l’huile, du miel, des épices et même du vin. Grâce à son fort goût salé, il entre dans la composition de très nombreux mets. D’un point de vue stratégique, la conquête de la Gaule par les Romains aurait été favorisée par ce garum, tant son commerce florissant a permis l’établissement de nombreux comptoirs commerciaux sur les côtes de la Méditerranée. Dans la bande-dessinée d’Astérix et la Transitalique, on évoque la marque de garum «Lupus», « condiment des champions » et sponsor des courses de chars à Naples.

Il est encore question de poissons pour notre prochaine étape ! Direction Barbate !


Barbate - Ville de tradition de pêche et plus grande criée du thon

On ne peut dissocier ce délicieux poisson de cette petite ville de pêcheurs. Produit phare de la région, le thon rouge côtoie seiches, clovisses, coques et autres délices marins sur les étals des poissonniers du port. Les fruits de mer et poissons divers, tous de la meilleure qualité, sont à portée de main avec cet accès direct aux produits les plus frais de la mer.

Débarquer dans le port de Barbate, c’est vivre une expérience unique, plongé dans la vie trépidante des aventuriers de la mer.

L’almadraba est le mot d’ordre pour ces marins. Ce mot qui signifie « lieu où l’on frappe et où l’on lutte » en arabe, représente la technique de pêche ancestrale du thon rouge qui passe, tel un flambeau, de génération en génération. Il s’agit aussi d’un art, celui de piéger les bancs de poissons au cours de leurs migrations le long des côtes, avec des filets de très grandes dimensions. Les poissons, pris dans les différents étages successifs créés par les mailles, sont finalement dirigés et rassemblés vers la chambre ultime, celle de leur dernier salut. Dans cette pièce théâtrale, se succèdent plongeurs et pêcheurs à bord de leurs embarcations. Contempler cet art est un véritable spectacle.

Le port de Barbate est aussi le point d’amarrage de nombreux bateaux et constitue un lieu de visite très intéressant. Célèbre pour ses produits de la mer mais aussi pour ses larges plages, cette jolie ville et son port de plaisance sont enclavés dans un environnement naturel de toute beauté, le parc naturel de la Brena et les marais de Barbate.

Los Canos de Meca  - Là où les portes du paradis s’ouvrent

Il existe des endroits uniques en Andalousie que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Ce petit village atypique est l’un d’eux. Centre névralgique des mouvements hippie et bohème des années soixante, cette station balnéaire est un véritable havre de paix et de tranquillité. On y vient pour se déconnecter et profiter des sublimes plages infinies aux eaux cristallines, tout en étant entouré de falaises impressionnantes remplies de pins parasols qui tombent véritablement dans le bleu de l’océan. De ces reliefs rocheux, surgissent les chutes, filets et jets d’eau douce qui coulent des roches. Ce lieu, si particulier, a donné son nom au village. De nombreux groupes d’hippies continuent à vivre à Los Canos de Meca pour profiter de cet incroyable karma.

Les immanquables

Une balade jusqu’au très joli phare blanc de Trafalgar où le panorama offert est à couper le souffle. Les plages de dunes de part et d’autre de la presqu’île du phare y trônent de manière élégante. Cela doit nous rappeller qu’ici l’Angleterre remporta sa suprématie sur les mers du monde, notamment lors d’un combat mémorable, le 21 octobre 1805, face aux troupes françaises de Napoléon.

La découverte des sentiers côtiers et du parc naturel de la Brena et de Marismas del Barbate. Dans ces pinèdes aux parfums envoûtants, il est même possible de croiser des caméléons.

Si le soleil est sur le point de se coucher, la plage de El Palmar est le plus bel endroit pour assister au coucher de soleil ! De toute beauté !

La plage naturiste « La petite Lulu » est certes difficile d’accès, mais elle vaut le détour pour son charme indéniable. En plus des bienfaits des boues miraculeuses extraites directement de la roche des falaises ou des rochers disséminés sur la plage. S’enduire le corps avec ce produit naturel permet de retrouver une peau douce et lisse.

Il existe aussi plusieurs possibilités de promenades à cheval sur les larges plages de Los Canos de Meca. Une façon différente de découvrir tout ce que la région peut offrir.

Nos quatre adresses utiles à Los Canos de Meca

La résidence Hostal Fortuna (Avenida Trafalgar 34) est juste l’endroit idéal pour y séjourner. Une décoration épurée, un confort appréciable et une situation impeccable rendent votre passage au paradis, inoubliable!

Un petit déjeuner copieux et à prix dérisoire est servi au restaurant Las Dunas (Cabo de Trafalgar, 258) à côté du marché hippie du même nom.

Le petit restaurant coquet de La Tertulia de Zahora (Camino del Pozo, 49) est envoûtant rien que par les saveurs proposées. Une cuisine exotique avec de délicieuses grillades, le tout dans un cadre magnifique.

L’incontournable spécialité de thon rouge, décliné sous toutes ses formes est à tester dans le restaurant Atunaria Trafalgar (Carrétera del faro de Trafalgar) où un voyage gastronomique autour de ce poisson devient une expérience gustative unique.


Zahara de los Atunes  - Cité de pêcheurs devenue station balnéaire familiale

Zahara de los Atunes (atún signifie thon en espagnol) est une petite localité côtière située sur la Costa de la Luz, au bord de l'océan Atlantique, surtout connue pour ses magnifiques plages de sable fin. De la plage de Pajares à celles du Cap de Gracia, la station balnéaire mérite amplement son titre de « paradis » qui lui est associée dans les guides touristiques. Son riche passé trouve résonance dans ses magnifiques édifices, construits par les nombreuses civilisations qui s’y sont succédées. Miguel de Cervantes, dans son ouvrage « La Illustre Fregona », relate le quotidien de cette petite ville de pêcheurs de thon rouge. Zahara de los Atunes a pu préserver son côté authentique et cette perle maritime envoûte par sa beauté.


Vejer de la Frontera  - Village perché sur la colline face à l’océan

Tel un véritable labyrinthe de ruelles escarpées et tortueuses, ce village blanc figure dans le haut des classements des plus beaux villages d’Espagne. A juste titre. Comme son nom l’indique, ce bastion marquait les limites des territoires dominés par les catholiques et ceux du royaume musulman de Grenade. Vejer est déclaré site historique en 1976 et reçoit le premier prix d’embellissement des villages en 1978. Le centre historique a pu éviter le tourisme de masse, les grandes affluences touristiques et conserver son atmosphère arabo-andalouse très chaleureuse. La richesse du patrimoine arabe et son empreinte indélébile sur les pierres de la ville sont une véritable surprise face à tant de richesses et de beautés. Quel plaisir de se promener dans cet ancien village berbère, une halte indispensable entre la mer d’un bleu azur et la verdoyante basse montagne.

Nos 5 coups de cœur à Vejer de la Frontera

L’église du Divin Sauveur (Iglesia Parroquial del Divino Salvador), construite sur une ancienne mosquée, selon les canons des styles du XIVème siècle. Un mariage réussi entre

les influences gothique et mudéjar qui vaut véritablement le détour.

Les vestiges de l’ancienne forteresse mauresque, un peu partout dans le village, avec des créneaux et des pans de muraille.

Le château trône sur la partie la plus élevée de la ville et depuis sa cour, il est possible d’accéder aux mâchicoulis et y jouir d’une vue imprenable.

La « corredera », qui borde le village.

Un superbe panorama avec les collines environnantes, les moulins à vent et en avant plan, le parc naturel de la Breña.

La visite du centre d’art contemporain de la fondation NMAC, c’est combiné une promenade dans les bois et des découvertes artistiques. Une très belle forêt de pins où sont réparties une vingtaine d’œuvres (sculptures, édifices, installations, ...) à découvrir aux détours des sentiers.

La visite du musée des traditions populaires, en bordure du quartier juif, abrité dans le couvent de las Monjas Concepcionistas, superbe construction du 16ème siècle, dans un style Renaissance.

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